Le Jeudi 20 Décembre 2007 à 04h58
Agenda social 2008 : un calendrier strict et chargé
Les syndicats et le gouvernement ont fixé hier, l’« agenda social » 2008. Les syndicats, hors patronat, jugent ce calendrier trop serré.
Les syndicats, les organisations patronales et le gouvernement se sont accordés sur l’annonce d’un « agenda social » pour l’année 2008, lors de la conférence sociale de mercredi 19 décembre. Les dates des négociations définitives sur la réforme du marché du travail et celle de la représentativité et du financement syndical ont été fixées.
« L’agenda est utile, le problème, ça va être le rythme des réformes », déclarait à la sortie Jacques Voisin, le président de la CFTC, pour qui le calendrier est trop serré. Il a demandé au président de « laisser le temps de réussir les négociations aux syndicats ». Conscients du tempo rapide imposé, Nicolas Sarkozy y voit le signe d’une « démocratie sociale apaisée ».
Pour le gouvernement, il n’y a que deux options possibles : les négociations entre partenaires sociaux s’effectuent dans des « délais précis pour qu’elles ne s’enlisent pas » ; soit, si les discussions devaient s’éterniser, « l’Etat prend ses responsabilités », c’est-à-dire qu'il tranche de lui-même.
Topo des réformes
Pour la réforme du marché du travail, le président a cédé aux exigences des syndicats réclamant la prolongation des négociations. La date butoir a été fixé au 15 janvier, mais le gouvernement restera ferme sur ses déclarations : « la réforme [du marché du travail sera] votée avant l’été ».
Un texte sur la réforme des règles de représentativité et du financement des syndicats, réclamée par la majorité d’entre eux suite à l’affaire de l’UIMM devrait aussi être adopté avant l’été. (Son ancien patron, Denis Gatier-Sauvagnac est accusé d’abus de confiance). Mais cette réforme a été conditionnée par le chef d’Etat à un assouplissement des 35 heures.
A la sortie de la réunion les syndicats ont précisé que les discussions se sont portées sur la forme, mais que les divergences de fond demeurent entre eux et le gouvernement.
Marie Billon