Le Lundi 08 Septembre 2008 à 03h41
Après les Sims, SPORE : jouez à la création de l'univers !
Will Wright, le créateur de la série des jeux vidéos Les Sims revient avec Spore, où le joueur aura plus que jamais l’impression de jouer à Dieu. Il ne s’agit plus de gérer et d’inventer les petites tribulations d’une gentille petite famille. Désormais, l’aventure part de la création de la plus petite cellule existante et va jusqu’à la conquête de l’univers. Et visiblement, d’après les premiers tests effectués, les joueurs suivent et dépassent même l’ambition créatrice de Will Wright.
Spore reprend le principe des Sims et le pousse à son extrême. Le jeu se déroule en cinq phases : cellulaire (création de la cellule), créature (la bête sort de l’eau), tribale (développer des stratégies de groupes pour gérer la communauté), « civilisation » (gérer les villes et les armées) et enfin « spatiale » (l’espèce à la conquête de l’univers). La tentation démiurgique est donc poussée à son apogée. Jamais, sans doute, on avait autant donné la possibilité au joueur de se prendre pour Dieu. Cependant, comme pour les Sims, le jeu est plein de dérision et empêche de prendre la grosse tête. « La référence la plus évidente du jeu est probablement "2001: Odyssée de l'espace" », explique Mathieu Pasteran, chef de produit chez l’éditeur. Ainsi, dans le jeu, lorsque votre espèce accède à l'intelligence, il y a même une scène dans laquelle ses membres jettent des os en l'air, avec, en fond sonore, la musique d'« Ainsi parlait Zarathoustra » de Strauss. Mais comme nous ne sommes pas Stanley Kubrick et qu'on ne se prend pas au sérieux, les os finissent par leur retomber sur la tête...
La grande nouveauté du jeu consiste en une mise en réseau qui ressemble à Facebook. Ainsi, le joueur peut échanger et intégrer à son jeu des personnages créés par d’autres internautes. Will Wright s’inscrit délibérément en opposition au jeu « World of Warcraft » où les internautes jouent en ligne, les uns contre les autres. Avec Spore, pas de perdant, on a la possibilité de partager ses inventions mais jamais de les opposer. Aussi, après le lancement de l’Atelier des Créatures (version incomplète du jeu, sorti avant Spore, qui ne permettait que d’élaborer les créatures), Will Wright a été saisi par les créations des joueurs en pensant qu’ils avaient triché tellement leurs créatures étaient extraordinaires. Et pourtant, ce n’était pas le cas. C’est bien la preuve que Spore laisse une liberté créatrice pour l’instant inédite.
L. Barché