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Le Vendredi 05 Septembre 2008 à 06h04

Dans quelles villes européennes un automobiliste doit-il payer ?

A la suite du Grenelle de l’Environnement, le gouvernement réfléchit à la possibilité d’autoriser les villes volontaires à mettre en place des péages urbains. Londres était la première métropole de l’Union européenne à agir de la sorte, plusieurs autres l’ont suivie en adaptant la recette.

Ceux qui agissent…

Depuis février 2003, les véhicules désirant accéder au centre-ville de Londres doivent s’affranchir d’une taxe de 10,70 euros. Manchester prévoit de faire de même en 2013, le projet a déjà trouvé des subventions. En la matière, la réputation écolo de la Suède est vérifiée. En Scanie (Sud du pays), des sites Internet indiquent aux transports en commun quelles routes emprunter pour limiter l’émission de CO2 possible, tandis que dans la capitale, Stockholm, les numéros  des véhicules entrant et sortant sont identifiés via des badges. D’après les autorités municipales, la circulation aurait baissé de 20 à 25% à l’entrée de la zone payante, et ce durant les 7 mois d’expérimentation. En Italie, c’est Milan qui a pris l’initiative la première, en janvier dernier, de demander entre 2 et 10 euros aux automobilistes voulant entrer dans le centre ville. A Lipari, capitale des îles éoliennes (au Nord de la Sicile), le péage urbain ne permettait pas la diminution de flot de voitures, aussi en 2007, le tarif est passé de 1 à 5 euros.

Tout de même, précisons qu’en matière de péage urbain, c’est non pas la belle londonienne mais les villes norvégiennes qui font pâlir tout le monde. Bergen a instauré ce système en 1986, Oslo en 1990, Trondheim en 1991 et Stavanger en 2001. Autant dire que les plus grandes villes norvégiennes en sont équipées.

En Allemagne, les voitures les plus polluantes sont carrément interdites des centres villes de Hanovre, Cologne et Berlin. Les conducteurs ne correspondant pas aux critères peuvent recevoir une amende de 40 euros et se voir retirer 1 point de leur permis.

Et ceux qui réfléchissent…

En Belgique, la ministre du parti Ecologiste, Evelyne Huytebroeck, avait bien tenté de convaincre, en vain. Aucune des trois régions du pays ne voulait adopter ce système. Une pétition pour un péage urbain à Bruxelles a d’ailleurs tourné, relançant le débat au printemps dernier. En Suisse, la Constitution fédérale interdit les péages urbains, mais certaines villes comme Genève ou Bâle y réfléchissent. Côté français, d’après Les Echos, le gouvernement songe à expérimenter ce système encore à l’état de projet. Plusieurs points sont en effet à déterminer : comment financer le système ? Comment répartir les taxes et les contraventions ? Toujours selon le quotidien, d’après une étude récente, « l’instauration d’un péage urbain à Paris pourrait permettre de dégager 75 millions d’euros par an. »

Marie Barral

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