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Vendredi 21 Novembre 2008

 

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Le Jeudi 04 Septembre 2008 à 05h48

Député européen : une vie de nomade

Les élus européens se doivent d’aimer les navettes : une semaine à Strasbourg pour la session plénière, deux, voire trois semaines à Bruxelles selon s’ils se montrent -ou non- dans leur Etat d’origine. Cette semaine, fait extraordinaire, la session plénière était organisée dans la capitale belge, relançant la polémique sur le double siège de l’institution…. Mais Strasbourg semble tenir bon…

Qui est allé à Strasbourg a sûrement visité le magnifique Parlement européen, bâtiment moderne (début des années 1990) construit au bord de l’eau avec des matériaux écolos. De ce cadre champêtre, les élus européens ne profitent que 12 semaines par an, le reste du temps, ils travaillent –ardûment- dans l’affreux (il faut bien le dire) quartier européen de Bruxelles. Délaissant les questions esthétiques, les députés se sont félicités cette semaine de pouvoir effectuer leur rentrée en Belgique plutôt qu’en France. Motif de ce changement : l’effondrement d’un faux plafond le 7 août dernier a gravement endommagé l’hémicycle strasbourgeois. Les intéressés n’ont pas fini de se réjouir, leur Président, Hans-Gert Pöttering, vient de leur annoncer que cette mutation géographique vaudrait pour la prochaine session. Si les élus sont contents, la région Alsace se réjouit moins. C’est « toute l'économie régionale qui est touchée: les taxis, les traiteurs, les métiers de bouche » a rappelé le président du Groupement des hôteliers et restaurateurs du Bas-Rhin tandis que le maire de Strasbourg, Roland Ries, a demandé à ce que le nécessaire soit fait « pour que les traités soient respectés ». La reconnaissance d’un double siège est en effet inscrite dans le traité d’Amsterdam et cet écartèlement est partie prenante de l’éparpillement des institutions européennes : la Cour de justice à Luxembourg, la Cour des droits de l'homme à Strasbourg, la Banque Centrale européenne à Francfort et Londres, des agences européennes, à Helsinki, Parme, Varsovie, etc, etc… L’Europe est partout… mais cet éparpillement à un coût : 200 millions d'euros annuels pour les navettes des 785 eurodéputés et 3.000 fonctionnaires, assistants et interprètes entre Bruxelles et Strasbourg.

MB

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