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Vendredi 21 Novembre 2008

 

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Le Mercredi 21 Novembre 2007 à 09h47

Dossier: Qu'est-ce qu'un autonome?

Qui sont ces étudiants, salariés, chômeurs qui s'insèrent subitement dans les mouvements étudiants? Que veulent-ils? Comment agissent t’ils? Quelles sont leurs revendications et moyens d'actions?

Quelquefois étudiants, souvent salariés ou exclus volontairement de la société, ils participent aux mouvements étudiants. Ces personnes, très politisées, poussent la question de l'individualisme politique au paroxysme, et, la non organisation comme base de leur réflexion.
Quelle est leur "idéologie"?
Le socle commun à ces individus est la non organisation. Toute forme d'organisation (collectif, syndicat, parti politique, coordination) est traître à leurs yeux. Pourquoi? L'organisation est un outil de répression de l'individu car elle contrôlerait la liberté individuelle, l'épanouissement. C'est également un outil de répression et de gestion du capitalisme. Aucune négociation, aucun lien avec le gouvernement ou ses représentants... Généralisant les syndicalistes et militants, ils les accusent d'embourgeoisement. journalistes et enseignants sont également mis dans le même panier. Forme d'organisation d'extrême gauche, anarchistes individualistes ultra-libéraux, ils pratiquent une autogestion collective.
Comment agissent ils?
Ils rejoignent dès le début des mouvements estudiantins, les Assemblées Générales (AG). Pour faire avancer leurs idées et pratiques, ils intègrent donc les étudiants (en général). Milieu très perméable par nature, il est régulièrement infiltré par les Renseignements Généraux (RG). Lors du mouvement, ils prennent la parole, de manière progressive. Rejetant les structures fondamentales d'un mouvement que sont la coordination, l'organisation et une certaine discipline, ils entravent par leurs faits et gestes les AG. Ces dernières deviennent conflictuelles, longues et inintéressantes. Le non-respect est argumenté selon eux, par la fausse démocratie régnant dans les mouvements.
Leurs actions visent à décrédibiliser la mobilisation
. Dans les Assemblées en dénigrant les actions militantes et syndicales, dans les manifestations en détournant le parcours établi, en menant des actions non votées (pillages, occupations, provocations et violences avec les forces de l'ordre...)
Leur organisation:
S'ils rejettent toute forme d'organisation, cela ne va pas jusqu'à eux. Ils sont très coordonnés. Milieu très mobile, ils convergent vers les lieux mobilisés (une université, une ville ou une AG). Ils contrôlent également certains médias alternatifs (Indymédia).

En conclusion, ce groupe est la hantise des militants. A l'université Rennes-II par exemple, s'ils étaient peu nombreux lors du mouvement contre le CPE, ils arrivaient à dévier les parcours de manifestations dans le but d'une confrontation avec les forces de l'ordre. Occupant les locaux, ils ne se gênent pas pour dégrader ces derniers. Le meilleur exemple est l'actualité: à Rennes-II, les images expriment bien leur volonté. En se donnant le mot d'ordre, ils sont arrivés, à environ 150, à décrédibiliser le mouvement contre la LRU (Loi d'autonomie sur les Universités). Occupant le hall B de l'Université rennaise, ils, outre le saccage des bâtiments, ont provoqué l'intervention des forces policières en s'armant d'armes (battes, barres de fer...), en créant un rapport de force avec la présidence de l'Université (par ailleurs hostile à la loi). Pire, pour les étudiants mobilisés, ils décrédibilisent les AG, empêchent tout débat productif et utile aux étudiants pour et contre la loi, dite Pécresse, du nom de la ministre de l'Enseignement Supérieur.

X.Aurégan

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