Le Jeudi 02 Octobre 2008 à 10h29
Du pétrole sous la glace
D’après des études de géologues américains, le nord du Cerclez polaire recélerait un cinquième des réserves d’hydrocarbures non encore découvertes de la planète, soit 90 milliards de barils de pétrole, et le tiers des reserves mondiales de gaz connues.
Cette étude est en fait la première qui chiffre assez précisément ce que les 5 pays riverains de l’Articque, les Etats-Unis, la Russie, le Canada, la Norvège et le Danemark, convoitent depuis des années. Menée par l’US geographical Surveyn une étude révèle aussi que la plupart des réserves sont concentrées près des côtes, soit les endroits où les pays exercent leur souverainetén le pétrole se trouve en grande partie au large de l’Alaska, le gaz au large du littoral russe. En revanche le cœur de l’Arctique ne recèle que peu d’hudrocarbures. Si, comme le prévoient les chercheurs, il y a bien 90 milliards de barils de pétrole, cela représenterait le total cumulé des réserves connues du Kazakhstan, du Mexique et du Nigeria. En d’autres termes, cela permettrait de satisfaire la totalité de la demande mondiale actuelle, 86,4 millions de barils par jour, durant 3 ans.
Toutefois, l’extraction et l’acheminement des ressources sur le marché devraient prendre quelques années. D’autant plus que, comme le rappelle Courrier International, les démocrates du Congrès ont rejeté en juillet dernier une proposition du président Bush pour lever le moratoire de 25 ans sur le forage dans la plupart des eaux côtières. Les patrons des compagnies pétrolières appellent en effet à un assouplissement des règles régulant le forage offshore.
MB