Le Jeudi 18 Octobre 2007 à 11h21
Grève des étudiants et internes en médecine
Le gouvernement faisant face à la grève des transports, il doit également compter avec les étudiants en médecine et internes, opposés au projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2008.
De nouvelles manifestations ont eu lieu à Paris et en province. A Marseille, plus d’un millier de manifestants se sont rassemblés. De même à Toulouse et Caen où plusieurs centaines de personnes s’étaient retrouvées. A Paris, une cinquantaine d’étudiants se sont enchaînés pendant environ trente minutes aux grilles de l’Assemblée nationale. Ils promettent à Matignon une « grève totale » si leurs revendications ne sont pas entendues.
Ils souhaitent le retrait de deux articles figurant dans le projet de loi ayant trait au financement de la Sécurité sociale pour l’année 2008. Afin de pallier la pénurie de médecins dans certaines régions, le gouvernement souhaite limiter l’installation de praticiens dans celles déjà bien pourvues, par des « mesures négatives à l’installation », dixit la porte-parole de l’Anemf (Association nationale des étudiants en médecine de France), Chloé Moulin. Les médecins conventionnés, dont les consultations sont remboursées par la Sécurité sociale, ne pourraient donc plus choisir leur lieu d’affectation, des quotas limitant l’implantation.
Roselyne Bachelot, au sortir de la réunion de concertation avec les internes grévistes, était pourtant optimiste. Des « points d’accords » auraient été trouvés. Mais les protestataires ne l’entendaient pas de cette façon. La ministre de la Santé, de la jeunesse et des sports « joue avec les mots ». Entre « coercition et désincitation à l’installation, on s’est vu opposer une fin de non-recevoir ». La ministre qui en appelle directement au président de la République, souhaite, après un entretien approfondi avec le chef de l’Etat, « revenir très vite pour approfondir et conclure ».
Les différents syndicats maintiennent leur mot d’ordre à la grève illimitée et attendent la réponse de Nicolas Sarkosy, affirmant tout de même que s’il « ne répond pas à nos attentes, vous pouvez attendre à ce que les internes fassent encore plus de bruit ».
X.A.