MOT DE PASSE OUBLIÉ ?

S'inscrire

Mardi 14 Octobre 2008

 

+ -   Retour
Le Lundi 30 Juin 2008 à 03h17

Il pleut des contributions

Samedi, Ségolène Royal a présenté devant un millier de ses partisans sa contribution au Congrès de Reims. Benoît Hamon et Henri Emmanuelli ont fait la même chose dans l'après midi, Laurent Fabius le 24 juin dernier, Pierre Moscovici le 25… Petit tour d'horizon des principales contributions.

Les contributions servent à ceux qui les rédigent et les signent à faire valoir leurs idées en vue du Congrès de Reims prévu les 14, 15 et 16 novembre. Les intéressés peuvent ensuite se rassembler autour des motions, beaucoup moins nombreuses. Ces dernières sont soumises au vote des militants et la motion majoritaire définira la ligne du Parti.

Fabius ¨Pour l'union socialiste : « Reconstruire à gauche », de Laurent Fabius- L'ancien premier ministre prône pour un PS « fier, offensif, ouvert ». Refusant un « un renversement d'alliances qui aboutirait à un projet commun entre le PS et le centre-droit », il en appelle à une stratégie de « rassemblement des forces de gauche ». Parmi ses propositions, « l'allocation énergie » à destination des plus pauvres et financée par les « superprofits » pétroliers. Laurent Fabius propose aussi la mise en place d'une « politique commerciale ciblée » au niveau de l'Union européenne afin de « rééquilibrer les conditions de concurrence entre pays émergents et européens ». En somme, protéger les « champions européens » par des mesures anti-OPA. Premier à avoir présenté sa motion, le député de Seine-Maritime -Laurent Fabius- a fait savoir que sa contribution avait vocation à converger avec celles des « reconstructeurs », (les amis de Martine Aubry) et des Strauss-khaniens.

Aubry Tirer parti des expertises locales : « Une vision pour espérer, une volonté pour transformer », les amis de Martine Aubry- Dans sa contribution, Martine Aubry invite les socialistes à « mieux tirer parti de (leurs) expériences et de (leurs) expertises locales ». Pour sa part, elle s'inspire beaucoup de Lille et ses idées rappellent fortement celles de son programme municipal. Dans la « société douce », l'on lutte contre les égoïsmes et pour une qualité de vie égale pour tous. Pour ce qui est de l'école, Martine Aubry défend un « service public de la petite enfance pour les moins de 3 ans ». Question logement, elle impose « la règle des trois tiers bâtis : logements sociaux, logements à prix encadrés pour classes moyennes, logements libres ». Elle propose un grand débat sur « la place des seniors » dans la société comme elle l'a fait à Lille, défend le droit de vote des étrangers aux élections locales, les « modes doux de transport ». Sur la question des emplois, elle compte préparer le « retour d'industries » comme elle l'a fait dans le Nord.

DSK Pour un capitalisme critique :  « Besoin de gauche », le manifeste des Strauss-Khaniens. Le manifeste a été présenté dimanche par Pierre Moscovici accompagné d'Arnaud Montebourg. Dans ce projet, les strauss-khaniens prêchent pour un capitalisme critique et pour un commerce international régulé par des « garanties sociales et environnementales ». Ils refusent toute alliance avec le Modem. La contribution a été signée par 35 parlementaires dont Jean-Paul Huchon, Catherine Trautmann et Jean-Christophe Cambadélis.

Hamon A gauche de la gauche, le  très rose NPS :« Reconquêtes », Benoît Hamon, Henri Emmanuelli.  Dans le préambule de leur contribution, les deux chefs de files du Nouveau Parti socialiste, l'aile gauche du PS, estime que « Le libéralisme économique atteint de nouvelles limites tout en maintenant son hégémonie. » « Seule une gauche résolue et déterminée peut remettre la justice sociale au coeur de l’action politique, dépasser le modèle exclusif du libre-échange sans précaution et redonner du sens au clivage gauche/droite. »

politique PS Royal socialiste L'économie au service de l'homme : « Combattre et proposer » de Ségolène Royal- Cette contribution a été construite grâce aux idées de plus de 3000 contributeurs. On y trouve 7 chapitres pour 7 piliers, l'un deux invitant à combattre « la mainmise du clan Sarkozy sur la France ». Le texte propose 4 « révolutions » : « L'économie au service de l'homme, la révolution écologique, l'État préventif et la révolution démocratique jusqu'au bout ». Pour y parvenir, elle propose la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG, le prélèvement des impôts à la source, la suppression des niches fiscales, mais aussi le mandat unique pour les parlementaires ou un système de retraites « transparent».

Collomb La France c'est aussi la province ! ou le réalisme des barons locaux  : « La ligne claire », Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Vincent Feltesse. Le maire de Lyon, le président du conseil général des Bouches du Rhône et le président de la communauté urbaine de Bordeaux (respectivement), pensent « l'innovation » comme la base « d'un modèle économique performant » : « le PS doit se réformer pour porter un discours crédible. Il faut voir le monde tel qu'il est et non plus tel qu'on le voudrait. » Ils déplorent la « politique hors-sol » de la rue Solférino et en appellent à un "parti décentralisé". La contribution, présentée dans ses grandes lignes le 24 juin dernier, sera publiée le 2 juillet. Elle est signé par Manuel Valls, le maire d'Evry autrement appelé "Sarko de gauche".

FMI international Parti Socialiste politique PS Socialiste Strauss-Kahn  Pour une gauche "réformiste et efficace" :  "Clarté, courage et créativité" Bertrand Delanoë. Dans sa contribution, le maire de Paris a laissé un mot qu'il avait choyé dans "De l'audace !", le mot "libéralisme". A la place, il évoque "le droit à la formation professionnelle tout au long de la vie", le conditionnement des aides aux entreprises à l'aboutissement des négociations salariales, la création d'un fonds pour soutenir les PME innovantes, la multiplication par cinq des sanctions aux villes ne respectant pas les lois sur les logements sociaux... Sans s'opposer, à la sortie du nucléaire, il en appelle à des investissements "massifs" dans l'éolienne et le solaire. Comme Ségolène Royal, il propose la fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG. En revanche, sur la question des alliances, le maire de Paris se distingue de sa rivale : alors que Mme Royal penche au centre, M. Delanoë préfère les alliances avec les Verts, les Communistes et les radicaux de gauche et les chevènementistes. Le "grand parti de  toute la gauche réformiste" doit se dôter d'un "collectif" qui organisera le travail de l'opposition jusqu'en 2012... A la tête de ce collectif, pourquoi pas M. Delanoë ?... pense le maire de Paris...

élections François Hollande gauche Hollande opposition parti Socialiste politique PS socialisme socialiste Solferino Le Premier secrétaire du Parti sera un des derniers à rendre sa contribution. Il a jusqu'à aujourd'hui 17h pour le faire.

Marie Barral

  • Envoyer à un ami
  • Imprimer
  • Contacter l'auteur
  • Vous aimez cet article? Inscrivez-vous :

        
    Partagez cet article :

    Facebook, Myspace, Del.icio.us

    - [Poster un commentaire]

    Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article. Postez le premier !