Le Mercredi 23 Juillet 2008 à 06h13
Le Joueur de l'Inserm
Au vu d’une évolution « particulièrement inquiétante » de l’addiction aux jeux, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) préconise plusieurs mesures pour mieux comprendre ces pathologies.
D’après des études réalisées à l’étranger, l’Inserm estime qu’entre 1 et 3% des joueurs « présentent une façon excessive de jouer », pathologique. Leur « conduite addictive » a des conséquences sociales et financières importantes. Toujours selon l’Inserm, le sujet le plus exposé serait l’homme jeune « sans emploi et à faibles revenus, célibataire et peu intégré sur le plan socioculturel ».
Les experts recommandent la réalisation d’une étude sur la population générale visant à mesurer « l’ampleur » du phénomène, ainsi que des études sociologiques pour mieux connaître les populations touchées. Ils préconisent aussi plusieurs actions de prévention comme l’information des joueurs sur les dommages liés aux jeux, une aide offerte au sein des services de jeux, ou l’extension des fichiers « d’interdits de jeux » en vigueur dans les casinos, ou enfin le développement d’une ligne d’écoute publique.
Selon le psychiatre Christophe Lançon, interrogé par l’AFP, seulement 10% des joueurs pathologiques formulent une demandent de soin. Le psychiatre du CHU Sainte Marguerite à Marseille souligne l’intérêt des « thérapies brèves » qui offrent un contrôle intermédiaire plus facilement acceptable que l’abstinence totale.
MB