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Lundi 08 Septembre 2008

 

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Le Lundi 28 Janvier 2008 à 10h51

Livre : Henri Loevenbruck, le rasoir d'Ockham

Le 10 e livre d’Henri Loevenbruck vient de sortir chez Flammarion. Après le succès du « Syndrôme de Copernic » (disponible en poche chez J’ai lu) et du «Testament des siècles » (qui existe aussi désormais sous forme de BD), le jeune « maître du thriller Français » frappe fort et à la tête avec le rasoir d’Ockham.

Ari Mackenzie est un flic un peu hétérodoxe et fait cavalier seul dans sa section de surveillance des sectes aux RG. Dans sa vie professionnelle, il suit le précepte limpide du théologien britannique et franciscain du XVI e siècle Guillaume D’Ockham : aller à l’hypothèse la plus simple. Mais dans la vie de tous les jours, cette maxime est difficile à suivre surtout lorsque l’amour de la belle libraire Lola frappe à la porte de sa garçonnière de Bastille. Un soir de solitude, Paul Cazo, un des meilleurs amis du père d’Ari lui laisse un message angoissé et lui demande de vite venir le rejoindre à Reims. Quand Ari arrive, il est trop tard : l’homme qui a été pour lui un deuxième père est mort nu, ligoté et trépané. L’assassin a d’abord paralysé le vieil homme sans lui enlever sa conscience, avant de perforer son crâne, d’y injecter de l’acide et de récupérer le cerveau liquéfié… En état de choc, Ari est aussi empêché par ses supérieurs de poursuivre lui-même l’enquête…Mais tandis que l’assassin que les journaux appellent d’ores et déjà « le trépaneur » continue à tuer, il semble de plus en plus évident que les meurtres ont un lien un manuscrit du XIII e siècle, écrit en vieux picard : le célèbre carnet de Villard de Honnecourt. Dès lors, le savoir d’Ari sur les sectes, et plus particulièrement sur les loges des compagnons du tour de France s’avère indispensable…

Dans un Paris que l’on connaît bien, puis sur les traces des compagnons du tour de France, Ari Mackenzie fait voyager son lecteur haletant dans le temps et dans les vieilles ruelles de France. Arrivant toujours un peu trop tard pour sauver les victimes du trépaneur, il fait preuve de plus de lucidité que d’empathie, et le lecteur l’en aime d’autant plus. Autour de ce personnage bourru s’activent des femmes efficaces : maternelles, certaines l’aident dans sa quêtes, d’autres le séduisent avec violence, certaines enfin sont des ennemies à la hauteur… , Dans son style énergique et moderne, Henri Loevenbruck atteint encore une fois son but : on ne lâche pas le « rasoir d’Ockham » avant la dernière page….

Henri Loevenbruck, "Le rasoir d’Ockham", Flammarion, 19, 90 euros.

Yaël Hirsch

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