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Mardi 14 Octobre 2008

 

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Le Jeudi 24 Juillet 2008 à 06h40

Livre Blanc de la défense : la nouvelle carte militaire dévoilée aujourd'hui

La nouvelle  carte militaire  est dévoilée aujourd’hui par François Fillon. Les 471 communes pourvues de régiments tremblent pour leur avenir. Des dizaines de fermetures ou de délocalisations sont prévues par le Livre Blanc de la défense. Bien que des mesures compensatoires soient annoncées, la perte de ces bases effraient nombre de localités et provoquent un fort mécontentement, même parmi l’armée.

François Fillon dévoile aujourd’hui la nouvelle carte militaire. 471 communes sont menacées par la fermeture de leurs régiments. Des dizaines devraient être fermés ou délocalisés. Cette mesure, prévue par le Livre Blanc de la défense, est vigoureusement critiquée par les élus locaux et par de nombreux militaires. Elle vise à constituer « 90 bases de défense » d’ici 2014 pour mettre fin à l’éparpillement des moyens sur le territoire.

Protestations

Problème, ces bases militaires sont parfois la seule raison d’être d’une commune entière. C’est le cas de Dieuze, en Moselle, où environ 1000 personnes sur 3600 habitants travaillent sur la base. Les élus menacent de démissionner en bloc si le site est fermé.

« Je sais parfaitement que nous serons confrontés à des manifestations ou des protestations, mais l’armée ça assure la sécurité de la nation, pas l’aménagement du territoire », a fait savoir Nicolas Sarkozy le 17 juin dernier.

Il ne s’attendait peut-être pas aux protestations de la chancelière allemande, Angela Merkel, qui dit vouloir « défendre la brigade franco-allemande {BFA stationnée en forêt noire en Allemagne}, parce que c’est le noyau de la politique européenne de défense et de sécurité ». Cette unité pourrait être dissoute ou rapatriée.

Mesures compensatoires

Pour compenser la perte de ces bases, l’Etat a prévu une enveloppe de 320 millions d’euros. Des « contrats de redynamisation de site de défense » seront proposés aux sites déjà fragiles qui verront disparaître plus de 200 emplois (225 millions d’euros). Des « plans locaux de redynamisation » (15 millions d’euros) sont annoncés pour les autres.

Des mesures fiscales devraient aussi permettre de favoriser l’implantation de nouvelles activités économiques.

A partir de 2009, devrait être mis en place un programme de délocalisation des administrations centrales. Les principaux ministères seraient concernés, représentant 10% des effectifs parisiens de ces services.

Marie Billon

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