Le Mardi 02 Septembre 2008 à 02h53
Riche et en bonne santé
D'après une enquête publiée hier, le poids des inégalités sociales dans la mortalité pour raison de cancer n'a cessé d'augmenter ces dernières années. Pour la majorité des infections cancéreuses, plus le niveau d'études du malade est élevé, plus sa chance de survivre sera importante. Toutefois, les femmes issues des classes sociales supérieures ont plus de risque d'être atteintes du cancer du sein... Explication.
D'après cette étude de l'Inserm, le poids des inégalités face au cancer n'a cessé de progresser de 1968 à 1996 (les données après 1996 ne sont pas encore exploitables). Les chercheurs se sont penchés sur l'ensemble des cancers mortels et ont évalué la situation des malades au regard de leurs niveau d'études. Pour les hommes, ces inégalités sont observables pour la plupart des cancers (ne sont pas concernés les cancers du côlon, du pancréas et de la vessie) ; des malades de cancers broncho-pulmonaires ou de voies aérodigestives ayant un faible niveau d'études ont trois à quatre fois plus de chances de mourir que les autres.
Côté féminin, le poids des inégalités face aux cancers est moins marqué. Les femmes ayant une position sociale élevée ont plus de chance d'être atteintes d'un cancer que les autres parce qu'être enceinte jeune et plusieurs fois sont des facteurs protecteurs vis à vis de ce type de maladie. En revanche, le risque d'en mourir est pour elles plus faible car elles bénéficient davantage des campagnes de dépistages et des soins spécialisés.
L'équipe de recherche de l'Inserm préconise la prise en compte rapide de ce poids des inégalités sociales dans la lutte préventive ou curative contre le cancer.
MB