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Mardi 02 Décembre 2008

 

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Le Lundi 10 Septembre 2007 à 12h00

Semaine décisive pour la poursuite de la guerre en Irak

Aujourd'hui à 12H30 locales (16h30 GMT), le général David Pétraeus, commandant en chef des forces irakiennes, et l'ambassadeur Ryan Crocker devront présenter leurs rapports très attendus devant le Congrès américain. Jeudi, ce sera au tour du président des Etats-Unis, George W. Bush, de justifier la poursuite de la guerre en Irak.

Alors que des attentats sanglants frappent toujours l'Irak, tuant des militaires américains et des civils irakiens, que la stabilité politique n'est toujours pas acquise et que les alliances entre les troupes américaines et les tribus ont révélé leurs limites, la guerre en Irak est plus que jamais impopulaire aux Etats-Unis. L'envoi de renforts au début de l'année 2007, portant à 168 000 le nombre de soldats américains sur place, avait permis à l'administration Bush d'annoncer de futurs résultats positifs. Leur ultime atout était l'envoi du très jeune général David Pétraeus, promu commandant en chef des forces irakiennes, pour diriger les troupes là-bas.

Petraeus

L'été n'a pas été à la hauteur des espérances, et les résultats sont plus que mitigés. La plupart des hommes du Congrès estiment que les objectifs de la guerre n'ont pas été atteints, surtout celui concernant l'indépendance et la stabilité politique de l'Irak. La population américaine est globalement hostile à cette guerre, et ne perd pas une occasion de rappeler que déjà 3700 soldats ont été tués, ainsi que de nombreux civils irakiens.  Les rapports sont donc très attendus, avec méfiance cependant. En effet, le général Pétraeus ne devrait pas recommander de rapatrier les troupes, même s'il pense pouvoir se passer d'environ 30 000 hommes d'ici plusieurs mois; beaucoup l'accusent de vouloir laisser du temps à l'administration Bush.
La province d'Al-Anbar, qui portait tous les signes d'une amélioration grâce à une nouvelle stratégie d'alliances et qui par conséquent était la carte maîtresse du rapport Bush, est très controversée: quelques jours après la visite de George W. Bush dans cette même province, des attentats frappaient de nouveau les soldats et les civils. "Les actes de violences ont diminué de 75% dans Bagdad et dans la province d'al-Anbar depuis que l'armée américaine a lancé son opération", a pourtant assuré M. Maliki, premier ministre irakien, qui donnait également son bilan aujourd'hui devant le parlement irakien, retransmis sur la chaîne nationale.

Le retrait des troupes ne devrait pas être à l'ordre du jour, car George W. Bush a précisé il y a quelques jours qu'un rappatriement ne s'effectuerait que dans le cadre d'une victoire ou en position de force, et non par peur et découragement. La plupart des démocrates et des républicains modérés comptent quant à eux arrêter cette guerre qu'ils considèrent comme un échec, la violence étant toujours omniprésente à ce jour à Bagdad.

Les jours à venir, et les rapports présentés, devraient nous éclairer davantage sur l'avenir des troupes américaines en Irak.

c.reynaud

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